J'me rapelle pas avoir jamais vécu dans le monde des autres, dans ce monde, là, où tout le monde respire le même oxygène et voit les même étoiles. Non. Moi j'avais mon monde. Un monde où je voyais des étoiles que j'étais la seule à voir. Un monde où y'avait qu'moi. C'monde c'était qu'une illusion. Et elle m'as brulé les yeux c't'illusion a la con, parce que j'ai finit par oublier que c'était qu'une illusion, une rêve, un mirage. Et un jour, paf, la réalité s'est pointé. Vlan ! La plus belle raclée d'ma vie. Sûrement une de celles qui a fait le plus mal aussi. Un jour la réalité m'a frappé, et l'horreur du monde aussi. Mes yeux ont pas supporté de voir cette horreur. Et depuis, elle me hante cette pute, et mes yeux n'arrivent plus a voir c'monde où j'habitais avant, parce que là-bas l'horreur ça n'existe pas. Enfin. Le jour où la réalité ma forcé a r'joindre la Terre, j'ai perdu tout sens du bonheur, j'ai oublié c'que c'était, j'pouvais plus être heureuse, j'avais perdu mon rêve, j'avais perdu mon monde, j'm'étais perdu. J'avais plus qu'une idée en tête c'était partir. Et là, la mort s'est pointé avec un contrat en Or. J'ai hésité a signer ... mais j'avais plus rien a perdre. Alors j 'ai sortis mes ailes, j'ai fermé les yeux. J'pensais jamais avoir à les rouvrir un jour. J'étais persuadée que j'allais partir pour de bon. Pour toujours. 'Faut jamais dire jamais. Parce que c'est ce moment qu'a choisit ma mère pour rentrer dans la chambre.
Ma Mère ? Elle m'aimait. J'étais tout à ses yeux. Mais ca n'empechait pas de lire sa déception sur son visage. Fille unique née d'lamour de ses parents, aujourd'hui éteint. J'étais le seul oxygène dont ma mère avait b'soin pour vivre. Ma mère j'l'aimais. Sauf quand elle me r'mettait les pieds sur Terre. Elle est entrée. Elle s'est assise sur mon pieu et m'a regardé d'son air désespéré qui voulait clairement dire " J'te comprned ma fille ... ". Mes yeux étaient toujours clos, mais ma mère d'puis l'temps .... J'la connaissait par coeur. Et le soupire qu'elle venait de lacher, il etait aussi clair qu'une phrase normalement construite ... J'avais pas b'soin de la regarder pour savoir qu'elle avait cet air là. En même temps, je me souviens pas qu'elle m'ai, rien qu'une fois, regardé autrement. J'ai finit par les ouvrir ces putains d'yeux. Tentative d'évasion N° 24 765 échouée. J'avais réussit à défaire les liens qui me retenait ici ... Mais elle s'est bien chargée de le rattacher. Elle a posé sa main sur la mienne. Elle a murmurer un " Allez viens ... ". Je l'ai regardé interdite. J'ai replié mes ailes. Je me suis levée et j'm'en suis allée ma mère sur mes pas. On a marché jusqu'à la cuisine dans un silence pesant et je me suis assise sur une chaise de bar. J'ai vu le chocolat qui n'attendait que moi, mais elle a été plus rapide que moi " T'es au régime je te rappelle ! ". Ouais ... Merci de me rappeler que le seul truc positif dans ma vie j'y ai pas le droit. Je me suis contentée d'un verre d'eau. L'eau. Ca a un goût fade l'eau. J'ai eu envie de la recracher l'eau, sauf que ça se fait pas, alors j'l'ai avalé ... Comme j'avale une portion de ma vie chaque jour ... Avec un certains dégoût mais tant pis. Un gros blanc s'est instalé jusqu'à ce qu'elle le brise avec un flot d'parole d'où j'ai pu percevoir que les mots " voisin ", " bienvenue ", " soirée ". Ca m'as suffit pour comprendre que j'allais perdre de précieuse heures où j'aurais pu rêver ... Ou plutôt essayer de rêver.
On habitait une graaaaaaaaaande maison, avec un graaaaaaand jardin, bref, une graaaaaaaaande propriété où le luxe etait maître. Un peu comme tous les gens du quartier en fait. Genre barraques somptueuse que toute personne de la classe moyenne rêverait d'habiter. Mais c'qu'ils savent pas ces cons, c'est qu'le luxe c'est chiant.
Enfin. Je suis remonté dans mon antre. J'ai sortit un pantalon noir et un long pull noir que ma mère détestait, manque de bol c'était mon préféré. Khôl noir, eye-liner noir, mascara noir, fard à paupière noir ... Quand je me suis regarder, on aurait cru que j'allais à un enterrement. Ma mère est v'nue me r'joindre dnas la salle de bain. Elle m'a attraper par le menton et a analysé mon maquillage, puis elle a chopé le fard à paupière rose et m'en a tartiner la gueule jusqu'au sourcils, puis elle m'a mis une bonne couche de fond de teint sur les joues avec une petite pointe de blush " pour colorer le teint ... Voila ! Ca met un peu de couleurs ! T'étais toute sombre ... " C'etait joli. J'avais l'air d'une poupée. J'ai souri et elle a tourné les talons. Et je me suis regardée à nouveau. C'était joli mais c'était plus moi. J'ai fixé ce reflet dans c'grand miroir, j'l'ai regardé droit dans les yeux. De grands yeux chocolats. Chocolat noir. Noircit par la tristesse qui m'rongeait l'âme. Y'avait plus d'vie dans ces yeux.